QUELQUES réponses : issues du dossier consacré à la qualité de l’eau de la revue NEXUS N°107 – Novembre/décembre 2016

Eau du réseau

Même si l’eau du réseau doit répondre à des normes européennes, on constate que les critères pris en compte fluctuent avec le temps et qu’il y a des incohérences entre la réglementation européenne, le gouvernement et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).

A titre d’exemple : en 2016 l’eau de distribution admet un taux de nitrates de 50 mg/l alors qu’il y a 80 ans, la réglementation n’en autorisait que 2,5 mg/l. Le gouvernement fixe un seuil à 25 mg/l alors que l’Afssa fixe un seuil à 10 mg/l pour les nourrissons et les enfants en bas âge.

Quel seuil faut il prendre en compte ?

En regardant les qualités des eaux de distribution, on s’aperçoit qu’il existe des disparités pouvant être importantes d’une commune à l’autre. On constatera qu’à Brest le taux de nitrate dans l’eau est de 23 mg/l alors qu’il n’est que de 1,6 mg/l à Nice.1

De plus, certains réseaux de distribution ont encore des canalisations en plomb ou utilisent des tuyaux en PVC susceptibles de contaminer l’eau par du chlorure de vinyle monomère jugé cancérogène.2

Il est même avéré qu’en région parisienne on trouve dans l’eau du réseau de l’aluminium, du tritium et de l’arsenic.2

En conséquence, l’eau de distribution n’a pas forcément des critères en adéquation avec la bonne santé.

Eau en bouteille

Quant aux eaux en bouteilles, ces dernières sont contrôlées et répondent à la fois aux exigences des eaux de distribution et à la réglementation des produits alimentaires.

Cependant, leur stockage dans des bouteilles en plastique est loin d’être la panacée2

En effet, les plastiques contiennent des polyéthylène téléphtalate ou PET utilisé dans le procédé de fabrication. Pour Martin Wagner et Jörg Oehlmann, deux toxicologues de l’université de Goethe de Francfort, c’est indéniable, la nature de ces plastiques est en cause. Ils ont publié en 2011 l’analyse d’une vingtaine d’eaux minérales vendues en Allemagne.

Dans 12 des 20 eaux minérales testées, les scientifiques ont mesuré des quantités hormonales élevées équivalentes à celles des eaux usées en station d’épuration.

Pour les chercheurs une partie de ces hormones demeure inexpliquée.2

1 – Sources : http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eau-potable
2 – Source : Revue Nexus N°107 de novembre 2016

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